Description

Une amputation d’un doigt est la blessure la plus sévère. Un doigt amputé est voué à la nécrose spontanée irréversible en quelques heures. Une réimplantion ne peut donc être envisagée que dans la limite de ces quelques heures (6 au maximum). La décision de la réimplantion va dépendre également du doigt concerné (le pouce est prioritaire), du nombre de doigts amputés, du niveau de l’amputation (plus l’amputation est proximale moins le résultat de la réimplantation est bon), de l’âge, la fonction, le côté dominant du patient ainsi que de l’état du ou des fragments amputés.

Conséquences

Le succès de la réimplantation dépend de nombreux facteurs. Les mauvais pronostics sont liés à un l’état vasculaire altéré ou au tabagisme du patient ainsi qu’au mécanisme de l’amputation qui peut associer un délabrement, un écrasement ou un arrachement du fragment. Un doigt réimplanté garde de toute façon des séquelles : raideur, douleur au froid, perte de sensibilité.